La Sicile constitue un important témoignage de productions céramique artisanales. Dans cette île, berceau de la civilisation de la zone méditerranéenne, les premières céramiques datent de la préhistoire, on a pu trouver des grandes amphores à forme de sablier, des pots etc....Autres découvertes se sont celles des îles Éoliennes et Pantelleria, ou l'on revendique l'existence de fours et ateliers céramiques.
Pendant la période de la domination romaine et byzantine la production de la céramique eut un certain déclin, mais se reprie après la conquête Arabe en améliorant son style et sa fabrication, ils introduisirent de nouvelles techniques qui se répandit en premier à Caltagirone et puis dans le reste de l'Italie.
Les plus ancienes pièces sont conservés dans le Musée de la Céramique de Caltagirone et au musée archéologique de Gela.
L'originalité entreprie par les arabes fut appréciée particulièrement des Normands régnants qu'ils en encouragèrent le développement.
Au XVIII siècle à Palerme on applique pour la première fois, la technique importée par le Napolitain, « terzo fuoco » soit « troisième feu" qui consistait à la coloration de la céramique juste après la cuisson. Au XIX siècle des usines palermitaines fabriquaient des objets destinés à l'aristocratie et au beau monde de la bourgeoisie naissante (vases, plats, porcelaines fines et bustes en céramique).
Aujourd'hui, la production de céramique se divise en manufacture de qualité et en manufacture destiné à la production d'objets d'usage quotidien. Trapani, Caltagirone et Palerme produisaient des céramiques de qualité, pendant que Collesano, Santo Stefano, Burgio, Lentini, Pactes, etc., fabriquaient terre cuite et céramiques d'usage commun.